• A+
  • A
  • A-
Site Ste-Elisabeth - Uccle
Site St-Michel - Etterbeek
Bella Vita Medical Center - Waterloo
Consultation externe Inkendaal

La Clinique de l’obésité des Cliniques de l’Europe : un centre de référence sur Bruxelles

clinique de l'obesité

La Clinique de l’obésité des Cliniques de l’Europe vient d’être réorganisée sur ses deux sites, avec une nouvelle génération de chirurgiens et une approche pluridisciplinaire qui porte ses fruits. Déjà équipées d’un robot pour la chirurgie de l’obésité notamment, les Cliniques de l’Europe attendent le tout nouveau robot Da Vinci V courant 2026. Rencontre avec les Drs Annouck Philippron et Yannick Nijs, les chirurgiens bariatriques de la Clinique de l’obésité des Cliniques de l’Europe.

La Clinique de l’obésité des Cliniques de l’Europe travaille de façon pluridisciplinaire, en collaboration avec les endocrinologues, les diététiciennes, le nutritionniste, le psychologue et le centre du sommeil. « Chaque cas est différent et nécessite une autre approche. C’est précisément cette prise en charge pluridisciplinaire qui nous permet d’apporter des solutions sur mesure à nos patients », indique le Dr Nijs.
« Tous les patients n’ont pas besoin d’une chirurgie. Il peut aussi s’agir d’une prise en charge médicamenteuse, diététique, combinée avec une psychothérapie et de la kinésithérapie », ajoute le Dr Philippron.

Un suivi avant et après

« La période de réflexion nécessaire avant une chirurgie, reprise dans la loi est de trois mois la plupart du temps, les patients qui viennent consulter les médecins sont déjà très bien informés et bien décidés à sauter le pas », rapporte Yannick Nijs.

Après la chirurgie, l’équipe est aussi très stricte avec le suivi des patients car c’est clairement là que réside la clé du succès, comme l’indique le chirurgien. « Nous revoyons nos patients deux à trois fois par an, à côté du suivi diététique, psychologique et éventuellement kinésithérapeutique. Les études montrent d’ailleurs très bien que les chances de réussite sont beaucoup plus élevées avec un bon suivi. »

« L’opération n’est en effet qu’une étape, une solution partielle. Ensuite, le maintien du poids reste un combat à vie, qui repose sur la discipline et la volonté. D’où l’importance du suivi en collaboration avec le médecin généraliste », ajoute le Dr Philippron.

Le dernier robot débarque 
L’équipe de chirurgiens bariatriques est déjà habituée à travailler avec le robot. Mais dès 2026, elle pourra compter sur le robot le plus récent, le Da Vinci V. « Il nous permettra d’être encore plus performant, d’avoir moins de pertes de sang, moins de douleurs post-opératoires et une récupération post-opératoire plus rapide », commente Yannick Nijs.
« Bien sûr, nous pouvons toujours opérer sans robot. Mais le robot constitue vraiment une valeur ajoutée », ajoute Annouck Philippron.

Moins de 1% de complications
Aujourd’hui, les deux chirurgiens affirment que la chirurgie de l’obésité est devenue une chirurgie très sûre. « Comme dans toute chirurgie, le risque zéro n’existe pas, mais on peut dire aujourd’hui que la chirurgie bariatrique enregistre moins de 1% de complications. C’est donc une opération sûre et qui, en plus, donne de bons résultats ».
« Nous sommes une nouvelle génération de chirurgiens bariatriques, avec une solide expérience et nous ne forçons jamais les patients à avoir recours à la chirurgie, que du contraire. Si l’indication n’est pas clairement rencontrée, nous préférons refuser la chirurgie. Etre demandeur de cette chirurgie est vraiment essentiel pour optimiser les chances de réussite. Quant au type de chirurgie, nous le déterminons en discutant avec le patient », souligne le Dr Nijs.

Une place de choix pour les nouveaux médicaments
« Ces nouveaux médicaments de type analogues du GLP-1 qui peuvent être efficaces dans certains cas, ont certainement leur place dans la prise en charge du patient obèse. Toutefois, il est important de bien discuter des avantages et des inconvénients avec les patients et, tout comme pour la chirurgie, de choisir les bons candidats pour ces traitements », rappelle le Dr Philippron.
Et le Dr Nijs d’enchaîner : « Certains patients répondent très bien à ces traitements. D’autres ne réagissent pas du tout et bénéficient davantage d’une chirurgie. En termes de résultats à long terme, c’est la chirurgie qui donne les meilleurs résultats. Mais pour les patients qui ont une reprise de poids après la chirurgie, ces médicaments peuvent être une option intéressante pour limiter et contrôler cette reprise. »
Une autre catégorie qui pourrait bénéficier de ces traitements sont les patients qui ont un BMI entre 30 et 35, qui ne sont pas dans les critères pour être admis à la chirurgie bariatrique et qui ont beaucoup de difficultés à perdre du poids malgré les mesures hygiéno-diététiques.
« Toutefois, le désavantage est que nous n’avons pas encore de résultats à long terme et que la plupart des patients ont repris du poids un an après l’arrêt du traitement. Ils ont repris tout le poids qu’ils avaient perdu, voire plus de poids », tempère Annouck Philippron. « Ici aussi, il faut une modification du style de vie si l’on veut des résultats durables. »